Lyon, c’est la ville de mon enfance et la ville où vit la moitié de ma famille (assez nombreuse). Il y avait donc une très grosse pression autour du Lyon urban trail. Mes grands-parents, qui ont plus de 95 ans mais moins de 100 ans, me demandaient tout le temps si on avait couru notre course, et alors ce sera quand ?
Bref, grosse pression et quelques petites déceptions avant le départ. Tout d’abord un certain nombre de désistements, nous étions finalement trois à courir (une amie Christine, mon mari Sylvain et moi). Ensuite une erreur lors de l’inscription me valait de figurer en catégorie « rando » et non « chrono ». Le jour J, le temps était mauvais (un ciel gris avec de petites averses). Pour des raisons obscures, nous savions que nous n’aurions pas de supporters, et notamment pas nos filles. Christine et Sylvain partaient avant moi pour le 22 km. Après une attente assez longue à la consigne et aux toilettes, je me retrouvais donc seule au départ pour le 12 km. Mais dès le coup de feu, l’adrénaline est montée !
Au début, les premières montées en escaliers étaient embouteillées, mais cela permettait de garder des forces pour la suite. L’ambiance était détendue et conviviale. Le parcours était très varié : escaliers, montées, descentes sur route ou sur herbe (boueuse et abrupte, petite gamelle sur l’ancienne piste de ski la Sarra), passerelles, plat… un beau parcours avec de nombreux points de vue sur Lyon. Je marchais vite en montée et dans les escaliers et je courais le reste du temps. Je me sentais bien, j’avais l’impression d’avoir pas mal de jus. Vers 9 km, j’ai eu un petit coup de mou. Pour le dernier kilomètre, presque que de la descente, j’y suis allée à fond et j’ai réussi à doubler du monde.
Résultat : 1 h 28 min et 10 s d’après mon chrono. 50e sur 150 dans la catégorie femmes. Après la course, j’étais très enthousiaste. J’avais envie de tenter le marathon ! Tout le lundi et un peu le mardi, j’ai eu des nausées. Pas trop de courbatures, mais beaucoup de nausées, et d’autres désagréments que je n’évoquerai pas ici. L’idée du marathon s’est vite envolée !
Sylvain a mis 2 h 18 pour le 22 km. Il a eu beaucoup de courbatures et aussi un problème d’éraflure sur les cuisses à cause d’un nouveau short (ne jamais porter un habit nouveau lors d’une course…). Il est prêt à tenter le marathon de Paris 2011.
Je me suis rendue compte que nos entrainements sont très efficaces, nous sommes très bien préparés, merci Boushi ! L’année prochaine, je cours le 22 km, et j’espère bien que nous serons plusieurs à porter les couleurs de l’AS Weka.
Bravo Corentine !
RépondreSupprimerL'année prochaine il faudrait qu'on y aille tou(te)s !